Sohar, un port à part


Enjeux

Pour subvenir aux besoins en eau des industries du port de Sohar, le sultanat d’Oman a créé une société d’État et engagé la construction d’importantes infrastructures de captage, de traitement et de distribution d’eau. Le développement rapide des activités portuaires et leur impact sur l’économie nationale, ainsi que la prise en compte des enjeux croissants du développement durable, ont conduit à rechercher l’appui d’un leader des services à l’environnement. 

Objectifs

  • Acquérir les compétences nécessaires à la gestion durable des services en eau de la zone portuaire. 
  • Former les effectifs à l’apprentissage des meilleures procédures d’exploitation, tout en encourageant l’emploi local. 
  • Développer une expertise dans la fourniture de solutions en eau pour les industries du pays. 

La réponse Veolia

  • Un contrat portant sur la maintenance et l’exploitation des infrastructures, accompagné d’une « assistance à la gestion stratégique ».
  • Un accompagnement des équipes, centré sur la formation et les partage des bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau. 
  • Un programme de responsabilité sociale des entreprises intégrant actions de sensibilisation, partenariats universitaires et programmes éducatifs. 

Dire d’un port qu’il occupe un emplacement « stratégique » tient de l’évidence. Pourtant, s’agissant de Sohar, l’emploi est des plus appropriés, tant la situation et le rôle de la zone portuaire sont étroitement liés à l’avenir du pays. Soucieux de réduire sa dépendance au pétrole, le sultanat d’Oman se concentre en effet depuis près de vingt ans sur la di- versification de son économie. Une ambition à laquelle le port de Sohar participe activement : aujourd’hui, cette plaque tournante du commerce maritime au Moyen-Orient, la plus importante zone industrielle du sultanat, abrite des activités de pétrochimie, mais aussi de la métallurgie, de la production d’électricité, de la logistique et de l’agro-alimentaire. Afin de servir les besoins importants de ces industries en eau, une société d’État a été créée en 2006, Majis Industrial Services Company (MISC).

Trouver l’inspiration

En tant que prestataire d’un site industriel majeur pour l’économie d’Oman, il revenait à Majis d’impulser les meilleures pratiques en matière de développement durable. Eu égard aux activités de ses clients, la toute jeune société s’est employée à développer des services à haute valeur ajoutée environnementale. Pour traiter et distribuer l’eau nécessaire aux activités du port, elle s’est dotée d’infrastructures dédiées : une unité de captage d’eau de mer, la plus importante du pays (334 000 m3/h), un système de pompage et d’électrochloration, ainsi qu’un réseau de collecte et de traitement des effluents domestiques et industriels sur toute la zone portuaire, dont une partie est utilisée pour l’irrigation. La vocation de ces installations est d’autant plus importante qu’elle touche à la préservation des ressources en eau potable, employées par les occupants du port pour leurs activités industrielles ou l’aménagement paysager. Afin de répondre aux demandes de cette zone portuaire en développement rapide et accroître la qualité de ses services, la société omanaise a choisi de s’appuyer sur une expertise externe. « Nous recherchions un modèle d’inspiration et le partenariat est apparu comme le meilleur moyen d’acquérir des connaissances », commente Rhama Al-Mashrafi, directrice générale de la société. C’est Azaliya Water Services, filiale de Veolia Environnement au Moyen-Orient, qui a été choisie pour accompagner Majis dans sa progression.

Maîtriser les métiers de l’eau

Signé en 2011 sous la forme d’un « partenariat d’alliance stratégique », le contrat s’appuie sur deux engagements, souligne Andrea Lanuzza, Directeur des opération d’Azaliya : « Nous intervenons sur l’exploitation et la maintenance des infrastructures existantes, pendant que Majis bénéficie de l’expertise que nous lui offrons pour bâtir des solutions sur-mesure pour répondre aux besoins de ses clients. » Aide au diagnostic, ingénierie, technologies de traitement… La filiale de Veolia Environnement ne se contente pas de proposer d’optimiser les pratiques, elle s’attache également à accompagner les équipes locales au travers de la formation (87 h par employé en 2013) et d’une implication croissante dans les activités opérationnelles et managériales. « L’objectif étant, complète Andrea Lanuzza, de transférer progressivement les responsabilités vers notre partenaire avant l’internalisation des activités, fin 2016 ». Si l’accent est ainsi mis sur la gestion des ressources humaines, c’est aussi pour mieux répondre aux objectifs fixés par la politique d’« omanisation » (voir encadré). Le contrat comporte par ailleurs un important volet environnemental, incluant certifications QHSE, études d’impact, mise en place de plans d’intervention d’urgence et objectifs de réduction de l’empreinte carbone (- 17 % de consommation énergétique pour le traitement des effluents et – 7 % pour le captage d’eau de mer). « À travers ce partenariat et l’expertise qu’il contribue à nous apporter, nous tenons également à diversifier notre portefeuille commercial », confie Rhama Al-Mashrafi. Les résultats ne se sont visiblement pas fait attendre : en 2012, Majis est devenu le fournisseur exclusif de services en eau de la zone franche du port de Sohar (distribution d’eau potable et de process, collecte et traitement des eaux usées). Aujourd’hui, la société s’apprête, avec son partenaire Azaliya, à construire une usine de dessalement d’eau de mer par osmose inverse, ainsi qu’à doubler ses capacités de captage d’eau de mer. Tout indique que la région de Sohar, qui a vu naître la légende de Sinbad le marin, semble bien placée pour incarner la réalité du renouveau économique d’Oman. 



Clefs pour l’« omanisation »

La politique en cours de nationalisation des emplois, connue sous le nom d’« omanisation », traduit la volonté du sultanat d’ouvrir l’emploi aux Omanais. Tout en relevant le niveau des qualifications, ce défi national fixe des objectifs importants d’embauche aux entreprises. Pour repères : d’ici à 2020, échéance prévue par le programme « Vision pour l’économie d’Oman » lancé en 1995, le taux d’emplois nationaux dans le secteur public doit atteindre 95 %, tandis que le secteur public vise 75 %*. La société Majis fixe, quant à elle, à 80 % le taux de ses effectifs omanais, contre 52 % actuellement. 

© Photos : Olivier Guerrin, Stéphane Lavoué, Christophe Majani d’Inguimbert, Justin Sutcliffe

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