Microcrédit, maxi-effets


« Courage pour l’avenir » – C’est le sens du mot Ishaka en langue kirundi. Entre 2008 et 2011, le programme du même nom a touché plus de 12 000 femmes marginalisées au Burundi. Au-delà de l’accès au crédit, Ishaka encourage le développement du planning familial et contribue à sensibiliser la population masculine à l’égalité des sexes.
Entreprenante – À la mort de ses parents, Fanny est contrainte de se prostituer. Enceinte à 15 ans, elle survit ainsi jusqu’à ce qu’un micro-crédit lui permette de se lancer dans le commerce du maïs, l’élevage, la vente de charbon… Depuis, elle a renoué avec le père de son enfant et sa famille s’est agrandie.
Volontaires – Un premier financement a permis à Zizine, 21 ans, de se lancer dans la vente d’œufs et de mettre suffisamment de côté pour étudier le droit. À 24 ans, Albertine (planche suivante) a elle-même créé un groupe de solidarité Ishaka dans son village. Elle et son fils vivent désormais bien de l’élevage. 

Martina Bacigalupo, l’Afrique pianissimo

Martina confie volontiers que c’est le Burundi qui l’a choisie. Depuis ce pays, où elle s’est installée en 2007, elle s’attache à renvoyer une image différente de l’Afrique, dont on a tendance à ne percevoir que les réalités les plus rudes. Elle préfère, dit-elle, se concentrer sur les combats du quotidien plutôt que sur la violence et la guerre qui, malgré tout, figurent souvent en toile de fond de ses commandes. « À travers mon travail, j’ai envie de faire entendre la voix des communautés les plus vulnérables », explique-t-elle. Ce sont souvent des femmes – comme Francine, jeune veuve amputée des deux bras ou Filda Adoch, survivante de la guerre civile, qui la conduisent à révéler des personnalités fortes, bien différentes des victimes qu’on veut d’abord y voir. Ce sont aussi des minorités ethniques, comme les Acholi du nord de l’Ouganda, dont Martina offre un témoignage surprenant, dans une série réalisée à partir de portraits de studio retrouvés. À chaque occasion, Martina s’efforce de privilégier les échanges et d’approfondir les rencontres. C’est aussi pour cela que le Burundi, pays relativement épargné par le feu des médias, convient si bien à sa démarche : « Je ne m’y sens pas toujours obligée de dégainer mon appareil, mais seulement peut-être au deuxième ou au troisième rendez-vous », ajoute cette photographe soucieuse de poser un regard juste et sincère, en perpétuel renouvellement. 

© Photos : Martina Bacigalupo

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